Deux vies sauvées grâce aux antivenins de la Réserve Yanayacu-Maquía

Le travail de conservation comporte de grands défis, l’un d’eux étant les morsures des serpents venimeux qui habitent dans la forêt. Un travail qui oblige les organisations à rechercher des mesures de prévention et à garantir la sécurité en fournissant des médicaments afin d’éviter que les cas de morsures ne s’aggravent.

Pendant des années, heureusement, les gardes forestiers n’ont pas eu besoin d’utiliser le sérum antiofidien. En 2023, un habitant de la communauté Santa Lucía a fait appel à nous pour un sérum après avoir été piqué par un shushupe (Lachesis muta). Immédiatement, la population s’est dirigée vers le garde forestier de la réserve, qui dispose toujours d’une dose de sérum.

Les communautés de Mahuizo, Santa Lucía, Selva et Florida savent qu’elles peuvent compter sur nous pour ce produit. Elles savent également qu’elles ont l’obligation de restituer le sérum afin de pouvoir sauver d’autres vies en cas de besoin, soit en le remboursant, soit en collaborant avec les gardes forestiers dans leurs différentes tâches liées à la conservation de l’aire protégée.

Le mois dernier, Victor Chilicahua, habitant de la communauté Florida, a été piqué par un jergón (Bothrops atrox). Le personnel de santé de la communauté Santa Lucía a parcouru deux heures en bateau pour arriver à temps et administrer l’anti venin. À peine 48 heures plus tard, Victor Segura, de la communauté Santa Lucía, a également été piqué par la même espèce de serpent.

Le jergón est le serpent qui cause le plus de décès dans le bassin amazonien. C’est à l’État péruvien de fournir des antivenins aux villages ; cependant, à des dizaines de kilomètres à la ronde, ce produit est souvent indisponible, ce qui entraîne malheureusement de nombreux décès.

Voilà à quoi servent aussi les donations : à sauver des vies !

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