Le 31 juillet nous célébrions la journée des gardes forestiers

La journée mondiale des gardes forestiers a lieu chaque année le 31 juillet pour rendre hommage au service des gardes forestiers du monde entier qui ont été blessés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions. C’est l’occasion spéciale pour rendre hommage à nos trois gardes forestiers qui participe depuis 2006 à la conservation de la concession de conservation Yanayacu-Maquia.

Nos gardes forestiers font face à des risques croissants en raison de la déforestation illégale. Il est inquiétant de savoir que tous les jours, lorsqu’ils vont au travail, leurs vies sont mises en danger. 

Pour se rendre compte de leur dévouement et de leur engagement, nous avons été à la rencontre d’Ivan, garde forestier dans la concession de conservation Yanayacu-Maquia, qui nous relate les faits qui se sont produits la nuit du 13 mai et partage avec nous son quotidien. Voici son témoignage :

« La nuit où le poste de contrôle a été détruit, je me trouvais à 20 minutes de là, à un autre poste de contrôle. Comme nous sommes que trois gardes forestiers pour surveiller presque 40 000 hectares de forêts, il nous est impossible de contrôler tout ce qui se passe. Les bûcherons ont profité de notre absence pour détruire le poste de contrôle, pour la troisième fois consécutive. Ils essaient de nous pousser à bout pour que nous finissions par leur céder le passage dans la concession afin qu’ils puissent couper les arbres qui ont une valeur commerciale. Auparavant les bûcherons n’entraient pas dans notre secteur car plus loin ils pouvaient trouver les arbres qu’ils cherchaient. Maintenant avec la déforestation, les bûcherons remontent toujours plus en direction de la concession pour trouver le bois commercial qui disparaît ailleurs.

Nous devons toujours être extrêmement vigilants et prendre nos précautions quand nous rencontrons des bûcherons. Il arrive qu’ils portent des armes avec eux et certains nous menacent car nous ne les laissons pas couper le bois pour lequel ils pourront retirer de l’argent. Certains me proposent des contreparties pour que je les laisse faire, ils essaient de me corrompre pour de l’argent mais ce n’est pas ma façon de travailler. Je ne veux pas détruire comme beaucoup le font. Je veux continuer à conserver pour l’avenir de mes enfants. Je suis assez inquiet de ce qui s’est passé et j’ai peur qu’ils recommencent mais je ne me démotive pas pour autant. J’espère que nous réussirons à avoir plus de renforts très rapidement afin de continuer à nous battre pour conserver nos forêts. »