Conservation

Le travail des gardes parc en faveur de la conservation de la biodiversité

L’exploitation sélective des espèces de bois à haute valeur commerciale, la pêche et la chasse excessive font disparaître des espèces précieuses des rivières, des lacs et des forêts. Pour empêcher cela, Biodiversité Amazonienne a mis en place une équipe locale dédiée à la sauvegarde des 40 000 hectares de la concession.

Quatre gardes forestiers surveillent et contrôlent la zone et son périmètre à pieds et/ou par les rivières et assurent une veille permanente afin d’éviter toute déforestation, pêche et chasse illégales.

L’installation de guérites placées à des endroits stratégiques permet de contrôler et de surveiller les forêts et les lacs et rivières, en dissuadant les populations de faire un usage irrationnel de la forêt.

Une des guérites de contrôle

Ivan, le garde forestier principal de la concession

Les gardes forestiers de la concession réparent un moteur de bateau

Grâce à nos actions pour la préservation de la biodiversité, nous observons une amélioration de la qualité des eaux des lacs et des rivières, un enrichissement de la faune et de la flore et le rétablissement des espèces menacées. Parmi elles, le dauphin rose (Inia geoffrensis), la loutre géante (Pteronura brasiliensis), le caïman noir (Melanosuchus niger) et des variétés de singes parmi d’autres espèces endémiques ou en voie de disparition.

Des tourbières particulièrement bien conservées

Depuis 2007, la Concession de Conservation Yanayacu Maquia, avec le soutien de l’Université de l’Arizona et d’Iquitos, a mené des études sur la valorisation et la reconnaissance de certaines des tourbières les mieux préservées au monde.

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Une tourbière est une zone humide colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un dépôt de tourbe, matière organique fossile formée par l’accumulation de débris végétaux.
Une tourbière fonctionnelle est donc un écosystème qui a la capacité d’accumuler du carbone, de régulariser les flux d’eau, de supporter une grande variété d’habitats et d’espèces et de nous raconter le passé grâce à l’étude des matières accumulées depuis des millénaires dans les couches de son sol. On estime que les tourbières contiennent à elles seules, environ le tiers de tout le carbone contenu dans le sol de la planète. Et les tourbières « tropicales » stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde. A l’échelle de la région, les tourbières affectent l’hydrologie des basses terres de l’Amazone, car elles emmagasinent beaucoup d’eau et atténuent ainsi les inondations et peuvent fonctionner comme sources d’eau pour la région environnante. À l’échelle mondiale, elles jouent un rôle important dans le cycle global du carbone et l’atténuation des effets du changement climatique. La tourbière de la Concession dont la surface est estimée à 7000 ha (soit 15% de la superficie totale) joue donc un rôle essentiel pour la zone.